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Edition Electronique

Vol. 8, No. 23
Du  Dec  17  au  Dec  23. 2014

Electronic Edition

Kòrdinasyon Desalin: Conférence de presse

 

Préval veut maintenir le CEP
Crise politique

Quand le peuple haïtien prendra t-il son destin en main ?

Par: Thomas Péralte

Le peuple haïtien rejette donc le rapport de ladite commission comme il a rejeté l’accord d’El Rancho ...

La crise politique profonde qu’Haïti connait actuellement était prévisible depuis l’arrivée à la tête de l’Etat d’Haïti de cet imposteur, de ce fossoyeur de la République en la personne de Michel Joseph Martelly. Cette crise a atteint une dimension insupportable, intolérable depuis le refus systématique de l’occupant du Palais national d’organiser des élections, l’arrestation arbitraire et la détention illégale des militants politiques pour leur conviction politique, l’assassinat des opposants politiques, la persécution des dirigeants politiques, la violation systématique des droits civils et politiques des citoyens, la violation de la Constitution haïtienne de 1987, la vassalisation des institutions républicaines, autant de viols de la légalité qui soulèvent la colère populaire.

Pour essayer de calmer cette colère populaire, l’occupant du Palais national sur l’injonction de ses patrons de l’international a mis sur pied une commission consultative présidentielle composée des ennemis traditionnels du peuple haïtiens et des corrompus de grand chemin tels : Me. Gérard Gourgue, Mgr. Patrick Aris, Evans Paul, Paul Loulou Chéry, Odette Roy Fonbrun, Réginald Boulos, Gabriel Fortuné, Rony Mondestin, Mgr Ogé Beauvoir, Charles Suffrard, Chavannes Jeune. Le peuple se souvient encore du boycottage de la célébration, le premier janvier 2004, du bicentenaire de l’indépendance de la première République des Nègres d’Haiti par ces personnages. Il garde encore à l’esprit les massacres du 29 novembre 1987, notamment à la Ruelle vaillant. Cette commission qui disposait de 8 jours pour produire son rapport visant à apporter une éventuelle solution à la crise politique a remis ledit rapport à Michel Martelly ce mardi 9 décembre 2014, lors d’une cérémonie organisée au Palais national.

Dans ce rapport, il est question du renvoi du Premier ministre, Laurent Salvador Lamothe, le limogeage de Me Anel Alexis Joseph à la tête de la Cour de Cassation et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), la démission des membres du Conseil Electoral Provisoire (CEP) et la libération de tous les prisonniers politiques. Dans la foulée, le commissionnaire Gabriel Fortuné a fait savoir qu’il ne va pas signer le rapport si tous les prisonniers politiques ne sont pas libérés immédiatement. Il avait fait une sortie fracassante le dimanche 7 décembre dernier contre le coordonnateur de la commission bidon, selon plus d’un, Reginald Boulos. Ce dernier refusait que soit insérée dans les débats la question de reddition de comptes sur le Fonds National de l’Education (FNE) et le fonds Petro Caribe. A la surprise de plus d’un, on apprend néammoins que tous les commissionnaires ont paraphé le rapport lundi soir à l’hôtel Ritz Kinam, suite à une rencontre avec le président du Senat, Desras Simon Dieuseul et monsieur Michel Martelly. Cela démontre très clairement que ladite commission était constituée de magouilleurs professionnels qui cherchaient par tous les moyens et en toutes occasions de tirer profit de leur présence au sein de la Commission pour se constituer un capital politique au mépris des revendications populaires et au détriment de l’intérêt supérieur de la Nation.

En dépit de petites divergences entre deux commissionnaires pro-tètkale pour jeter de la poudre aux yeux de la population, ils se sont entendus pour renvoyer le Premier ministre Lamothe sans rien dire sur la véritable revendication du peuple haïtien qui n’est autre que le départ de Michel Joseph Martelly. Aucune solution à cette crise politique n’est possible sans le départ de Martelly, selon certains observateurs très avisés. Martelly est un cancer pour le peuple haïtien, déclarent les manifestants, il doit partir. Il n’a jamais bénéficié de légitimé populaire, puisqu’il n’a été imposé que par la Communauté internationale. Le peuple haïtien rejette donc le rapport de ladite commission comme il a rejeté l’accord d’El Rancho.

C’est pourquoi le peuple haïtien doit renouveler sa détermination à lutter pour prendre son destin en main. Tous les Haïtiens conséquents, les fils de Dessalines, qui ne veulent pas qu’Haïti reste agenouillée devant les bottes des forces étrangères et prise en otage par un petit groupe de l’oligarchie traditionnelle, sont attendus dans les rues du pays, lors de la prochaine manifestation fixée pour le vendredi 12 décembre devant coïncider avec une éventuelle visite du Secrétaire d’Etat des Etats-Unis en Haïti. La rue va parler et dire NON à toute forme d’ingérence étrangère. La rue va demander à Pamela Ann Withe de respecter les dispositions de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et consulaires. Un principe démocratique enseigne que lorsque les institutions échouent, le peuple doit prendre en main son destin. Il ne doit pas laisser les autres agir à sa place.

C’est dans cet ordre d’idées que le peuple déterminé, on ne peut plus doit continuer à gagner les rues pour exiger le départ inconditionnel de Martelly et de Lamothe afin que des élections générales soient organisées en toute souveraineté.

Posted on:12/12/2014
Vol. 8 • No. 22 • du 10 au 16 décembre 2014

 
 
 

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